Calendrier liturgique : quelques infos

Calendrier liturgique grégorien

Plusieurs cycles du temps

Le cycle journalier commence le soir, au coucher du soleil (continuité avec la tradition juive - Génèse : "Il y eut un soir, il y eut un matin, premier jour..."). Ainsi, les vigiles (vêpres et matines) célébrées le "samedi soir" sont en fait les vigiles du dimanche, les textes sont donc disponibles à la date du dimanche.
L'année solaire détermine un cycle fixe, correspondant au calendrier civile (1 année solaire), détermine la date du jour et les fêtes correspondantes que l'on trouve dans le livre des Ménées (Menologion) (ex : Noël le 25 décembre).
Le cycle pascal, centré par la date de Pâques (dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps), détermine pour chaque jour les péricopes lues à la liturgie (notées "Du jour : ").
La conjonction de ces 2 cycles donne lieu à des occurrences, la façon d'aménager ces occurrences (anticipations et reports, ordo des offices) est indiquée dans les rubriques du Typikon (slave ou grec).

Quel calendrier ?

Cycle solaire : quand sommes-nous le 25 décembre ? La réponse a évolué en fonction des connaissances astronomiques : utilisation du calendrier julien (Jules César, 46 av. J.-C.), du calendrier grégorien ensuite (pape Grégoire XIII, 4 octobre 1582 : correction d'une dérive de 10 jours).
Le calendrier julien est encore utilisé dans la République monastique du mont Athos, ainsi que par cinq Églises orthodoxes : les Églises orthodoxes de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Macédoine, de Serbie ; par l'Église Copte (avec quelques variantes) ; et marginalement par des Berbères en Afrique du Nord.
Depuis mars 2000, il y a un décalage de 13 jours entre le calendrier julien et le calendrier grégorien : le 25 décembre julien tombe le 7 janvier grégorien.

Quelle date de Pâques ?

Quand apparait la première pleine lune après l’équinoxe de printemps ? Cette date aurait pu relever de l'observation du ciel, mais, depuis l'antiquité, les astronomes ont permis de prévoir la date des pleines lunes. Ainsi, l'astronome grec Méton (-432) avait observé qu'au bout de 19 ans, les mêmes dates de l'année correspondaient aux mêmes phases de la lune (ceci était déjà connu en Mésopotamie dès le VIe siècle av. J.-C.). Ceci permit d'établir des tables : les tables du cycle de Méton, le rang d'une année dans ce cycle s'appelait nombre d'or. On pouvait ensuite établir des tables pascales. Au VI° siècle, on établit un calcul de la date de Pâques (comput pascal julien) pour s'affranchir des tables. Ce comput pascal fut modifié lors du passage au calendrier grégorien (comput pascal grégorien, 1582).
Les églises orthodoxes utilisent le comput pascal julien, sauf celle de Finlande qui utilise le comput pascal grégorien.

Le calendrier liturgique publié par la fraternité orthodoxe en europe occidentale

L'édition annuelle du calendrier liturgique utilise le calendrier grégorien, la date de Pâques est calculée avec le comput pascal julien, et les rubriques du typikon slave. Le calendrier indique les reports et anticipations des fêtes ainsi que l'ordo des offices en fonction des occurrences qui varient chaque année. Les règles de reports et anticipations ne semblent pas être constantes et donnent lieu à des variantes non reproductibles. Chaque paroisse, avec son recteur, adapte le calendrier et l'ordo à sa pratique liturgique (rythme des offices, disponibilités).

Version locale

- Le calendrier liturgique proposé ici utilise les mêmes règles que celui publié par la Fraternité (calendrier grégorien, comput pascal julien). Il se limite à l'usage slave, le cycle des évangiles après la Croix utilisé dans la tradition grecque n'a pas été reproduit. La date de Pâque est calculée avec l'algorithme de Oudin. Les occurrences sont gérées par des règles conditionnelles fixes (if en langage php), c'est pourquoi on pourra observer des "erreurs" par rapport au calendrier publié par la fraternité orthodoxe. De plus, les calculs de date en php sont limités : de 1903 à 2037 pour un serveur avec architecture 32 bits, php5.1 . Pour l'ordo et l'aménagement des occurrences, le calendrier liturgique édité chaque année par la fraternité est une référence indispensable. Il donne les précisions utiles pour les dimanches et fêtes principales de l'année liturgiques. De nombreuses occurrences ne sont pas décrites, mais on les trouvent dans l'Apôtre (traduction Père Denis Guillaume), avec parfois des imprécisions. À ce stade, les textes pour la liturgie proposés par servicesliturgiques comportent certainement des erreurs d'ordo, notemment pour les jours de semaine.
- Textes proposés pour la liturgie : tropaires, les kondakia, lectures du jour - péricopes (extraits) des épîtres et des Évangiles - avec prokimenon et alléluia, hymne à la vierge, versets de communion. Textes des vêpres : lucernaire, apostiches, litie et lectures vétéro-testamentaires extraits de l'octoèque, des ménées (menologion ou ménologe), du triode de carême, ou du pentecostaire selon la date ; et des vigiles de grandes fêtes (vêpres et matines). Il ne s'agit que d'une mise à disposition de textes. Les textes proposés ne sont que des extraits. Les versions intégrales sont disponibles : le Grand Octoèque, le Grand livre des Ménées, le Triode de Carême, le Pentecostaire, l'Apôtre : traduits en français par Père Denis Guillaume et diffusés par la Diaconie apostolique. Certaines traductions ont été faites par la commission de traduction de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale (père Jacques Legrand †, Hélène Aristoff †, Ivan Birr-Meza, Véronique Lossky, Sophie et Michel Stavrou, Nathalie et Élie Korotkoff,…).
- Des erreurs : merci de les signaler pour éviter qu'elles ne se reproduisent : [ contacter ]. Merci d'avance, Jean.

 

contacter

mentions légales

XHTML 1.0 Strict Validator